La ville de Toulouse veut restreindre la circulation des voitures polluantes lors des pics de pollution. La vignette Crit’Air a donc été mise en vigueur le lundi 27 novembre. Elle sera accompagnée par des mesures à plus long terme, comme celles appliquées par Paris.

Entrée en vigueur de la vignette Crit’Air

Désormais, la vignette Crit’Air déterminera quelles voitures pourront circuler ou pas à Toulouse durant un épisode de pollution. Le dispositif est entré officiellement en vigueur le lundi 27 novembre 2017. « Cette mesure, qui s’inscrit dans une démarche progressive, consiste à restreindre, dans un périmètre donné, la circulation des véhicules les plus polluants, identifiés sur la base du dispositif Crit’Air », explique la préfecture.

Parmi les mesures citées, la préfecture prévoit de baisser de 20% la vitesse sur l’A62 pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de 10%. Elle passera donc de 130 à 110 km/h. Une éventuelle zone à circulation restreinte est aussi en cours d’étude.

Circulation différenciée en cas de pics

La circulation différenciée sera appliquée à partir du troisième jour d’alerte pollution. Elle ne concernera que l’intérieur du périphérique pour ne pas bloquer le trafic de transit. Seuls les Crit’Air 0, 1, 2 ou 3 pourront alors circuler. Des dérogations sont toutefois prévues pour les véhicules de secours, d’intervention d’urgence, de transport de personnes, en covoiturage avec au moins 3 passagers ou les transports en commun.

Le non-respect des mesures de circulation différenciée peut coûter cher au conducteur. Si aucune amende n’est prévue pour la prochaine période de pollution, les fautifs devront payer une contravention de 68 euros (45 si payement immédiat) pour les voitures et de 135 euros pour les poids lourds.

La ville de Toulouse qui a été retenue dans le cadre de l’appel à projets « Villes respirables en cinq ans », lancé par le ministère de l’Environnement en juin 2015. Elle a signé la convention le 27 avril 2017.