Skip to content

Voiture : concilier enjeux environnementaux et mobilité fluide

Le transport reste un facteur considérable de pollution atmosphérique. Il est ainsi responsable de 26,9% des émissions de gaz à effet de serre en 2013 et 28% des émissions de particules en Île-de-France. En plus de contribuer à ces émissions de polluants, la voiture est aussi source d’embouteillage, causant des pertes de temps allant jusqu’à 38 minutes par jour à Paris. Pourtant, les Français ne sont pas prêts de la remplacer, selon une étude de l’Institut Montaigne.

La voiture ne perdra pas sa place dans le quotidien des Français, c'est son usage qui commence à évoluer. Pour rester sur le marché, elle doit répondre au besoin de mobilité du public, respecter l'environnement et répondre aux exigences économiques.
La voiture doit faire face à des défis sociétal, économique et environnemental.

Les défis qui sont face à l’automobile

D’abord, la voiture doit répondre aux besoins de mobilité des Français. La place de la voiture est aujourd’hui remise en cause à cause de la congestion et de la mortalité routière. Mais les nouvelles technologies offrent une solution. Les voitures autonomes vont développer de nouvelles mobilités, améliorer la sécurité des véhicules en circulation et la multimodalité grâce à l’exploitation des données.

La voiture a une part importante dans la lutte contre le changement climatique et l’amélioration de la qualité de l’air. Toutefois, les autorités ne doivent pas se contenter d’imposer des normes restrictives au niveau local et destinées seulement aux véhicules neufs. Une action à plus grande échelle est nécessaire pour pouvoir relever ce défi.

Sur le plan économique, l’innovation est boostée par l’arrivée de nouveaux acteurs tels que Telsa, Apple ou Google. Cela constitue une menace pour les acteurs traditionnels. Pour rester dans le marché, il doit y avoir une synergie entre les entreprises du secteur.

Les propositions de l’Institut Montaigne

Les auteurs de l’étude fournissent dix propositions pour redonner sa place à la voiture. Ces propositions se basent sur les principes suivants :

  • privilégier une logique d’incitation, fondée sur des mécanismes de marché, plutôt qu’une approche coercitive ;
  • encourager l’expérimentation, en commençant par des tests à l’échelle locale pour en vérifier l’efficacité avant d’envisager un déploiement qui serait le cas échéant rapide et de grande envergure ;
  • la réglementation doit être guidée par une logique de résultats plutôt que de moyens et laisser suffisamment de latitude aux acteurs dans les choix technologiques qui se présentent à eux ; elle doit embrasser les problèmes à grande échelle – européenne, et sur le parc automobile dans son entièreté – , pour limiter les possibilités de contournement ;
  • des normes harmonisées au niveau européen permettent de créer un marché de taille critique, sans faire obstacle à des déclinaisons locales qui tiennent compte des spécificités des territoires ;