Voiture autonome : Apple a le feu vert

Comme beaucoup de grands groupes internationaux et constructeurs automobile avant elle, Apple a obtenu l’autorisation de tester sa voiture autonome en Californie. Verra-t-on bientôt circuler l’Apple Car ?

Une commercialisation dès 2020

Les rumeurs circulent depuis plus d’un an sur le projet de voiture autonome d’Apple. Cette autorisation de tester des voitures autonomes sur la voie publique, donnée par le département des Véhicules motorisés de l’Etat, ne fait donc que les confirmer. Cela signifie aussi que l’entreprise rejoint Google Waymo, Tesla, Ford, Volkswagen ou encore General Motors dans la course vers la voiture autonome.

Si les experts restent pessimistes sur une prochaine commercialisation des premières voitures autonomes, la plupart des entreprises pensent que cela arrivera en 2020. En Californie, la loi exige la présence d’un conducteur pour reprendre la main en cas d’incident. Le permis d’Apple prend donc en charge trois véhicules et six conducteurs.

Un logiciel au lieu d’un véhicule

Les problèmes reviennent souvent dans les discussions autour des voitures autonomes, dans le cas où l’autonomie serait complète. D’abord la cybersécurité, sachant qu’un véhicule intelligent est un ordinateur ambulant et donc vulnérable aux piratages informatiques. S’ajoutent à cela les risques de défaillances et enfin la perte d’emploi que cela pourrait causer.

Face à ces problèmes, beaucoup d’entreprises préfèrent aujourd’hui se concentrer sur l’apprentissage automatique. C’est par exemple le cas d’IBM. Mais Apple serait également dans cette voie selon un courrier officiel de Steve Kenner, responsable produit chez Apple : « l’entreprise investit massivement dans l’étude de l’apprentissage et de l’automatisation des machines et s’enthousiasme du potentiel des systèmes automatisés dans de nombreux domaines, y compris le transport ».

Il faut dire aussi que construire une voiture de A à Z présente de nombreuses difficultés et exige plus d’investissement qu’un logiciel d’apprentissage intelligent. En plus ce dernier permet d’éviter la suppression d’emploi car il est capable de savoir qui de l’ordinateur et du conducteur humain est plus apte à faire face à telle ou telle situation.

Île-de-France : 90 heures perdues dans les bouchons en 2016

Le temps c’est de l’argent, mais aussi un morceau de vie. Pourtant, les Franciliens en perdent énormément dans les bouchons. Travaux, grèves, inondations sont entre autres à l’origine de ce problème.

En 2016, les automobilistes d'Île-de-France ont perdu 12 heures 30 de plus dans les embouteillages qu'en 2015. C'est un problème qui semble n’intéresser personne.
Les Franciliens ont perdu 90 heures dans les embouteillages en 2016.

Une situation qui s’aggrave

C’est presque l’équivalent de deux semaines de travail ! Les Franciliens ont perdu 90 heures dans les embouteillages en 2016, soit 12 heures 30 de plus que l’année précédente. V-Traffic a obtenu ces résultats en exploitant les données issues d’applications de « véhicules flottants » qui envoient anonymement leurs positions, mais aussi à partir des capteurs de la direction des routes d’Île-de-France.

Sur les principales autoroutes qui mènent vers Paris, un automobiliste doit supporter 24 km d’embouteillages le matin et 33 km pour le retour vers la banlieue. Cette situation n’étonne pas V-Traffic : « on observait déjà une tendance à l’augmentation ces dernières années. Et 2016 a connu de nombreux aléas ». Il y a eu notamment les inondations, les opérations escargots ou encore les expérimentations de voies dédiées.

Les routes où le trafic est le plus difficile

L’A 6a est toujours tenant du titre de la voie la plus bouchée avec 32 minutes perdues pour un aller-retour banlieue-Paris et Paris-banlieue de 25 km, matin et soir aux heures de pointe. Elle est suivie de l’A 6b qui enregistre 29 minutes. « Il s’agit de l’unique autoroute vers la banlieue sud, Rungis et l’aéroport d’Orly. Il est probable que la création d’une voie dédiée aux bus et aux taxis a aussi généré plus de difficultés », explique V-Traffic.

Le périphérique parisien réunit à lui seul 28 % de l’ensemble des bouchons, la vitesse moyenne y a baissé par rapport à 2015. Elle s’élève à 38 km/h aux heures de pointe et n’atteint que 30 km/h lors des pics. Les automobilistes y perdent 4 minutes supplémentaires de leur temps le matin et 10 minutes de plus le soir.

Pour le délégué général de 40 Millions d’automobilistes, Pierre Chasseray, c’est du temps de vie, du temps en famille, que les « millions d’otages de la route » perdent dans les embouteillages. De son côté, l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de la région (IAU) recommande de renforcer les propositions d’ « alternatives à ceux qui peuvent lâcher leur voiture. Et ainsi fluidifier la route, pour ceux qui ne le peuvent pas ».

Transports en commun : les femmes en ont toujours peur

La dernière enquête « victimation et sentiment d’insécurité en Île-de-France » menée par l’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU) montre que les femmes ont toujours aussi peur des transports en commun. Et pour cause, elles y ont toutes déjà été victime de harcèlement.

Sentiment d’insécurité dans les transports en commun

42,3 % des personnes questionnées affirment aujourd’hui avoir peur dans les transports en commun, contre 43,7 en 2013. Mais malgré cette baisse, le chiffre est encore très élevé, notamment chez les femmes. En effet, 56,3 % d’entre elles sont envahies par des inquiétudes lorsqu’il s’agit de prendre les transports en commun, alors que cela ne concerne que 26,7 % des hommes. « Chez les femmes, la peur d’être agressées ou volées va même jusqu’à constituer un frein à l’usage des transports en commun », regrette l’IAU.

Cette peur est justifiée par les statistiques. En effet, 37 % des vols sans violence et 39 % des agressions sexuelles commises envers des femmes ont lieu dans les transports en commun et dans les gares. A 35,1 %, le RER est le pire ennemi des femmes, suivi du métro (30,6 %), du train (26,6 %), du bus (18,7%) et enfin du tramway (13,7%). Les inquiétudes s’installent surtout la nuit, selon Alma Guirao, créatrice de HandsAway, une application qui sert à dénoncer les « frotteurs » et les agresseurs sexuels. « Le soir en particulier, les transports en commun sont désertés par les femmes, qui ne s’y sentent pas en sécurité », déplore-t-elle.

 

L’arrêt à la demande comme solution

Dans le cadre de la lutte contre le harcèlement et les violences faites aux femmes, la présidente de la région Île-de-France et présidente du syndicat régional des transports (STIF), Valérie Pécresse, a vient de lancer un test pour des arrêts à la demande dans les bus de nuit. Pour leur sécurité, les femmes pourront donc désormais descendre entre deux arrêts, plus près de leur domicile.

Cette mesure s’ajoute à celles qui ont déjà été prises précédemment, comme « le recrutement de 200 agents de sûreté pour les bus en grande couronne, qui peuvent effectuer des rondes dissuasives et intervenir en cas d’incivilités. Les transports y sont gratuits pour les policiers afin d’assurer davantage leur présence dans les transports en commun, donc plus de sécurité », a communiqué le STIF.

Weekend de Pâques : un trafic difficile

On parle de plus en plus du fait de laisser les voitures particulières au garage, et ce long weekend de Pâques est le moment idéal pour commencer. En effet, des bouchons sont attendus au départ des grandes villes à cause des vacances scolaires.

Trafic difficile ce weekend

Weekend pascal signifie aussi le début des vacances scolaires pour la zone A, la fin pour la zone C et la deuxième semaine pour la zone B. Ce ne sont donc pas les bouchons qui manqueront pendant ces trois jours.

Bison futé classe vendredi en vigilance orange. Les perturbations sont surtout attendues entre 16 heures et 20 heures. Circuler dans les grandes métropoles ou transiter sur les voies rapides urbaines serait, dans ce cas, une très mauvaise idée.

Samedi est également en vigilance orange dans l’ensemble du territoire, exceptée en Auvergne-Rhône-Alpes qui est en rouge. Il y aura des bouchons aux départs des grandes métropoles dans la moitié nord du pays entre 11 heures et 15 heures, entre 9 heures et 13 heures dans la moitié sud.

Une circulation classée rouge pour lundi

La situation pourrait s’améliorer dimanche. Bison futé prévoit une circulation normale, tant dans le sens des départs que dans celui des retours. Toutefois, l’Île-de-France, le Grand-Est et la Bourgogne-Franche-Comté resteront en vigilance orange.

Les perturbations seront encore pires lundi dans le sens des retours. La journée est classée rouge au niveau national. Le trafic sera très difficile dans les grands axes entre 11 heures et 14 heures, en direction du Nord. Bison futé prévient que ce sera également le cas à partir de 15 heures et cela ne s’arrêtera qu’au-delà de 20 heures. Il serait donc mieux de rentrer avant 15 heures ou après 21 heures.

Dernier conseil, pensez à utiliser des moyens de transport plus respectueux envers l’environnement.

Sécurité routière : moins de morts durant le premier trimestre

Malgré une amélioration de la sécurité routière sur le premier trimestre de l’année 2017, le mois de mars a connu une hausse de la mortalité sur les routes. A l’approche du weekend pascal, la Sécurité routière fait un petit rappel.

Un premier trimestre positif

Le nombre de personnes mortes sur les routes de France durant le premier trimestre de cette année a baissé de 3,7% par rapport à la même période en 2016, soit 28 décès de moins. Ce sont donc 726 usagers de la route qui sont morts durant les trois premiers mois, contre 754 l’an dernier.

Toutefois, cette baisse ne concerne pas les motocyclistes. Sur le plan géographique, les régions Île-de-France, Nouvelle-Aquitaine, Pays de la Loire et Provence-Alpes-Côte d’Azur sont aussi des exceptions.

Chose surprenante dans ce bilan, on remarque un changement de comportement chez les jeunes. Ces 12 derniers mois, il y a eu 238 jeunes tués de moins par rapport à l’année entière 2010. D’un autre côté, la mortalité des séniors continue d’augmenter depuis 2013. Une situation qui a poussé deux associations à cibler les aînés dans une campagne sur la sécurité des piétons.

Hausse de la mortalité routière en mars

Si la mortalité routière sur les routes affiche un bilan encourageant sur le trimestre, elle a augmenté de 4,3% au mois de mars. Selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière, 11 personnes de plus qu’en 2016 sont mortes dans des accidents de la circulation. Le nombre de blessés est également en hausse. Sur 4932 accidents corporels en mars, on compte 6456 victimes dont 2279 blessés, soit plus de 20,2% qu’en mars 2016.

L’objectif de ne pas dépasser les 2000 morts par an d’ici 2020 est-il trop ambitieux pour les Français ? En tout cas, la Sécurité routière appelle dans un communiqué « à la plus grande prudence et au respect scrupuleux des consignes de sécurité » à la veille du chassé-croisé du weekend pascal.

Sécurité routière : campagne de sensibilisation pour les piétons

Chaque année, 4500 piétons sont victimes d’accidents de la circulation en Île-de-France et ils sont tous aussi responsables que les automobilistes. La Sécurité routière a donc lancé une campagne de sensibilisation à leur attention.

Une campagne originale

C’est un constat ! Les imprudences piétonnes sont trop nombreuses. Pourtant, ces infractions mineures peuvent avoir de lourdes conséquences. La Sécurité routière a adopté une stratégie originale pour rappeler cela. L’opération a été réalisée en conditions réelles, avec de vrais piétons qui ont été pris en flagrant délit.

Dès qu’un piéton traverse la rue trop vite, les yeux fixés au téléphone ou sans respecter la signalisation, un son de crissement de pneu retentit. Un panneau d’affichage équipé d’un appareil photo immortalise la scène et diffuse aussitôt le visage terrifié du piéton avec le message suivant marqué dessus : « ne prenez pas le risque de voir la mort en face. Traversez en respectant les feux de signalisation ».

Sensibilisation des plus vulnérables

La moitié des piétons morts sur les routes en 2015 étaient âgés de plus de 65 ans. Ce chiffre peut s’expliquer par le fait que les personnes qui sont dans cette tranche d’âge marchent davantage. En effet, 40 % des déplacements chez les plus de 75 ans sont faits à pied, contre 22 % pour le reste de la population. Outre cela, ils sont souvent confrontés à différentes difficultés : temps de réaction élevé, vision et ouïe altérées… « Le constat est préoccupant car la part des seniors dans la population ne cesse d’augmenter, et il s’agit de personnes intrinsèquement plus vulnérables, une simple chute pouvant provoquer plusieurs jours d’hospitalisation », a déclaré Anne Lavaud, déléguée générale de l’association Prévention routière.

La Prévention routière et Attitude prévention ont donc décidé de cibler particulièrement ces piétons seniors avec la campagne « Tous piétons ». Outre la mise à disposition d’un site internet qui invite le public à tester ses connaissances sur la sécurité routière à travers un quiz, les associations déploieront 1500 bénévoles pour animer un jeu autour de la sécurité des piétons dans les clubs d’aînés. « Il y a besoin d’une prise de conscience générale sur ce sujet. Le simple fait qu’une personne âgée se sente en insécurité fait qu’elle hésite à sortir et cela contribue à renforcer son isolement. C’est un cercle vicieux », a expliqué Pierre-Marie Chapon, référent au Centre de Recherche Innovation Territoires Amis des Aînés (Critada).

Une bonne raison de laisser sa voiture au garage

En France, 84 % des ménages ont un véhicule particulier. C’est en tout cas ce que révèle l’étude annuelle « Budget de l’Automobiliste » effectuée par l’Automobile club association (ACA), publiée le jeudi 30 mars. Prendre sa voiture pour n’importe quelle course est devenue une habitude chez les Français.

Un système de péage positif

L’idée vient des Pays-Bas. Le principe est simple : les automobilistes qui acceptent de laisser leur voiture au garage aux heures de pointe sont récompensés. Testé à Rotterdam, ce système a déjà eu un certain succès. « A Rotterdam, 12 000 participants ont été recrutés et 60% ont joué le jeu, ce qui a permis de fluidifier le trafic. Et ce qui est intéressant, c’est qu’à la fin du programme, quand la récompense s’arrête, 85% des automobilistes continuent d’éviter de circuler aux heures de pointe », affirme Héline Mikielski, chargé de projet Mobilité chez Egis.

Bientôt un test en France

La Société du Grand Paris (SGP) et l’entreprise Egis projettent de tester le dispositif à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) dans le cadre des travaux du Grand Paris Express. Commençant vers fin avril ou début mai, le test durera un ou deux mois. L’objectif est de retirer « 5 à 8 % des voitures du trafic sur un axe congestionné », selon Héline Mikielski.

La voiture des participants sera équipée d’un boîtier géolocalisé qui permettra de vérifier que le véhicule ne circule pas aux heures de pointe. Cette expérimentation pourrait effectivement changer quelques mauvaises habitudes et pousser 10 % des participants à utiliser d’autres moyens de transport que leur propre voiture.

Le budget voiture des Français ne cesse d’augmenter chaque année, il s’est élevé à 5.883 euros en 2016. Le trafic auto est aussi responsable d’une grande partie de la pollution de l’air. Pourtant, la voiture reste indispensable face à certains problèmes de mobilité. Le défi est donc aujourd’hui d’inciter les riverains à leur voiture que lorsqu’il n’y a plus de meilleure solution.   

VTC et taxis : mêmes règles pour l’examen d’entrée

Il faut désormais passer un examen pour devenir chauffeur de véhicule de tourisme avec chauffeur (VTC) ou chauffeur de taxi. Les modalités des épreuves ont été définies par un décret publié au journal officiel le vendredi 7 avril.

Un nouvel examen

Un examen commun sera organisé pour donner les mêmes chances aux VTC et taxis et ainsi mettre fin au conflit. Selon le secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies, « la mise en place de cet examen sur des bases communes traduit la volonté du gouvernement et des acteurs du secteur de professionnaliser l’accès aux métiers de conducteur taxi et VTC, et de permettre à ces deux professions de se développer dans des conditions justes et équitables ».

L’examen théorique se divise en deux parties, une partie commune regroupe cinq épreuves d’admissibilité : la réglementation du transport public particulier de personnes, la gestion, la  sécurité routière, la capacité d’expression et de compréhension en langue française et la capacité d’expression et de compréhension en langue anglaise.

Pour les épreuves spécifiques, les taxis seront testés sur leur connaissance du territoire et de la réglementation locale ainsi que la réglementation nationale de l’activité de taxi et la gestion propre à cette activité. Pour les conducteurs de VTC, ce sera le développement commercial et la gestion propre cette activité et la réglementation nationale spécifique.

Les candidats devront ensuite passer une mise en situation pratique de 20 minutes pour démontrer leur capacité à proposer un service de qualité tout en assurant la sécurité de ses clients et des autres usagers de la route.

Carte professionnelle et vignette

Pour les conducteurs de VTC, une nouvelle carte professionnelle leur sera remise par les préfectures. Ils devront aussi coller une nouvelle vignette ronde et rouge, délivrée par l’Imprimerie nationale sur leur pare-brise.

Les ressortissants des autres pays européens pourront faire le métier de chauffeur de taxi ou de VTC si leur aptitude professionnelle est reconnue par les préfectures. Ces derniers décideront s’ils doivent passer un examen ou plutôt suivre une formation. Enfin, leur niveau de français sera vérifié.

La première inscription à cet examen des chauffeurs VTC et taxis coûtera 195 euros, 95 euros pour une deuxième ou troisième tentative à l’épreuve pratique. Pour 40 euros de plus, les candidats reçus à l’examen peuvent passer les épreuves spécifiques de l’autre catégorie, mais ils devront ensuite faire une nouvelle épreuve de conduite coûtant 95 euros. Ces tarifs seront revus « au 1er janvier de chaque année sur la base de l’évolution du plafond de la sécurité sociale pour l’année en cours », précise le décret.

Transports en commun : plus de sécurité, moins de liberté

Comme annoncé lundi, la sécurité a été renforcée dans les transports en commun de la région parisienne. Maintenant, la police a le droit de fouiller tout le monde sans aucune raison apparente.

Des fouilles policières sans motif viennent s'ajouter aux dérangements que les passagers subissent dans les transports en commun. Pour certaines personnes, ces mesures sont inutiles.
Les fouilles dans les transports en commun sont reconduites.

Fouilles sans motif

Suite à l’attentat qui s’est produit lundi dans une station de métro à Saint-Pétersbourg et qui a tué quatorze personnes, le ministre français de l’Intérieur a annoncé le renforcement des effectifs de sécurité dans les transports en commun de la région Ile-de-France. Cette mesure de précaution peut être reconduite jour par jour.

Depuis mercredi, « entre 7 à 22 heures, les agents de police judiciaires et les agents de police judiciaire adjoints sont autorisés à contrôler l’identité de toute personne, quel que soit son comportement (…) et à l’inspection visuelle et la fouille des bagages ainsi qu’à la visite des véhicules circulant, arrêtés ou stationnant sur la voie publique ou dans les lieux accessibles au public, sur les lignes, stations, gares, arrêts et couloirs des transports en commun de voyageurs par voie ferrée de Paris », peut-on lire dans l’arrêté.

La fouille est en principe réservée aux personnes recherchées ou aux cas de flagrant délit mais dans le cas actuel, elle est effectuée dans le cadre de l’Etat d’urgence.

Mauvais point de plus pour les transports en commun

Les transports en commun sont depuis longtemps mal perçus par les Franciliens. Les capacités d’accueil ne correspondent plus à la demande, les retards augmentent le stress des salariés qui font le trajet quotidien du domicile au travail. Et selon le bilan de l’année 2016 publié par l’Insee, la délinquance a augmenté.

Ces fouilles sont donc considérées comme le dérangement de trop. « En ce moment, avec tout ce qui se passe, c’est normal. Mais tous les jours, à force, c’est relou (sic) », a répondu un jeune homme au micro de France 2. Pour une autre personne questionnée par bfmtv, il s’agit d’une atteinte à la liberté : « qui sera fouillé et pourquoi ? « Est-ce que ça va se faire au faciès? Parce qu’on a une sale gueule on va dire : tiens, lui on va le fouiller. Mais celui qui a un costard-cravate, avec son petit cartable, on ne va pas le fouiller parce qu’il présente bien… »

Voiture autonome : pour aujourd’hui ou pour demain ?

Si la voiture autonome n’est pas encore tout à fait au point, les véhicules qu’on utilise aujourd’hui sont de plus en plus automatisés. Mais avant d’en arriver à une autonomisation complète, il faut prendre en compte plusieurs éléments importants.

Les voitures autonomes ne sont pas si autonomes qu’on le pense.

La conduite mains libres

Le conducteur d’une voiture dotée de cette option peut passer en pilotage automatique lorsque la situation le permet. Un message le prévient alors que les conditions sont réunies, à savoir une vitesse qui ne dépasse pas les 130 km/heure, une conduite constante et l’existence de marquage au sol sur la route.

Grâce à des capteurs, les véhicules intelligents collectent des informations sur ce qui se passe autour. « Ces voitures qui ont des capteurs multiples sont capables d‘être tout le temps vigilantes : ce qui veut dire qu’elles peuvent répondre à n’importe quel danger et n’importe quelle situation de trafic », assure Henrik Lind, expert technique en capteurs pour véhicules autonomes chez Volvo.

Homme vs machine

Le niveau d’autonomie des voitures intelligentes ne sont aujourd’hui qu’à la conduite assistée. La loi oblige le conducteur à garder un œil sur la route et se tenir prêt à tout moment à prendre le relais de l’ordinateur.

Chez IBM, on a imaginé un système qui s’adapte aux circonstances. « Si une voiture autonome fait face à une anomalie opérationnelle, comme un système de freinage défectueux, un phare brûlé, une visibilité insuffisante et/ou des conditions de circulation médiocres, le système peut comparer qui du conducteur humain et du système de conduite embarqué est le mieux placé pour gérer l’anomalie ».

La course vers l’autonomisation complète de la voiture est lancée pour les grands constructeurs et les acteurs du secteur technologique. Toutefois, beaucoup d’éléments restent à perfectionner et il faut aussi s’intéresser au sort des personnes qui travaillent comme camionneurs, chauffeurs de taxi/VTC qui vont peut-être perdre leur emploi.