Créé de toute pièce en 2006 par la société Comuto, la start-up française Blablacar s’est imposée comme le leadeur mondial du covoiturage. Une habitude entrée dans les mœurs des français grâce à son principe économique et surtout écologique. Empiétant légèrement sur le domaine du transport vtc, la multinationale prouve encore tout son efficacité en période de confinement.

Bien que le N°1 du covoiturage entreprend dans ses conditions le respect des gestes barrières et de distanciation sociale, difficile de dire pour l’heure si les utilisateurs les appliquent minutieusement. En attendant, les trajets traditionnels font toujours fureur. Car malgré la crise sanitaire, la mobilité et les échanges entre villes sont récurrents que ce soit pour des motifs économiques, laborieux ou retour en famille.Nous vous proposons donc de connaître les clés du succès de cette entreprise tentaculaire présente aujourd’hui dans plus de 26 pays.

 Une carte de carburant Total offerte pour mordre à l’hameçon

Avec une politique marketing et commerciale poussée, Blablacar devient la référence dans le transport de personnes longue distance. Et pour pousser les personnes qui roulent à vide et en solitaire sur les autoroutes, le géant du covoiturage a tout simplement décidé d’offrir au conducteur pour son premier itinéraire une carte cadeau de 20 euros de carburant chez Total. Une stratégie payante et surtout payante en dividende sur deux niveaux :

  • La start-up se rémunère en prélevant un pourcentage sur les courses et en concluant des contrats publicitaires avec d’autres entreprises.
  • Les conducteurs minimisent voire optimisent leurs frais au cours d’un voyage.

 

Des trajets moins chers que le train à ses débuts

Nous pouvons le dire en ses termes, en prenant rapidement de l’importance dans le monde du transport, Blablacar est littéralement le moyen de locomotion qui a coulé la SNCF pendant pas mal d’années. En effet, les trajets en train devenus trop cher pour les classes moyennes et populaires sur les voyages intra villes, beaucoup de voyageurs se sont rabattus sur la plateforme internet.

Surtout lorsque certaine destination était sujette à escale. Ne parlons pas de distance Nice Paris où la voiture est une perte de temps voire un enfer vu la distance. Mais plus sur des distances allant de 100 à 400 kilomètres. Ainsi, un Montpellier-Lyon ou un Toulouse-Barcelone est toujours plus rentable en covoiturage qu’en train. De plus, l’émergence des stations de covoiturage ont facilité cette progression. D’ailleurs, Blablacar n’a pas manqué à l’appel en s’efforçant à travers un fichier de référencer tous ses points pour faciliter l’essor de son entreprise.

 2018 : un tournant avec le rachat de Ouibus rebaptisé par la suite Blablabus

 2018 est une autre étape essentielle pour Blablacar. En effet, en rachetant et réinjectant du capital dans une entreprise en déficit, l’ingénieuse start-up se comporte comme le FMI à son échelle. Elle vient au secours d’une économie en péril tout en créant à travers une nouvelle politique tarifaire une concurrence de fait entre deux sociétés qui lui appartiennent. En quelque sorte, elle joue un astucieux tour de passe-passe comme d’autres entreprises par le passé. (Exemple de la Poste qui a créé un de ses concurrents directs : Chronopost).

En jouant de la sorte, elle devient maîtresse de deux moyens de transport qui lui permettent de voir plus clair face au transport ferroviaire et aérien sans pour autant impacter les navettes aeroports.

 L’offre Ouigo SNCF : le bouclier croquant sur les terres de Blablacar

C’est en l’espèce le billet attractif qui est venu à la rescousse de la mauvaise réputation du réseau ferroviaire français. En créant de nouvelle ligne de train à très grande vitesse (exemple de Bordeaux-Paris en 2 heures) mais aussi avec la possibilité de créer des alertes pour visionner les tarifs les moins chers, le transport en train a pris les choses en main. Et c’est d’ailleurs cette politique tarifaire qui met du plomb dans l’aile de Blablacar.

Car les calculs sont vite faits. Pour le trajet évoqué précédemment, il est possible de voyager en seconde classe pour 19,90 € au lieu de 32 euros en covoiturage pour un temps relativement inférieur.

Néanmoins, Blablacar reste toujours le grand gagnant en période de Covid. La raison est toute simple. A l’heure actuelle, le trafic aérien a été divisé par 10 dans l’Hexagone et les billets low cost sont plus rares à décrocher. Donc les voyageurs se rabattent forcément sur la plateforme ou sur le train quand le prix est avantageux.

En revanche, s’il y a bien un domaine où la multinationale est absente. C’est le domaine du transport de personne à mobilité réduite. Un secteur d’activité qui nécessite des compétences et des certifications spécifiques.