Taxi : manifestation pour une durée indéterminée à Paris

Le Front de défense des taxis indépendants a lancé un appel aux chauffeurs pour une occupation de la place de la République à Paris. La grève a commencé mardi matin et durera le temps qu’il leur faudra pour faire entendre leurs revendications.

Les chauffeurs de taxi veulent de nouveau montrer leur colère face à la concurrence déloyale avec les VTC et autres solutions de transport rémunérées. Ils ont commencé à occuper la place de la République mardi, et ce, pour une durée indéterminée.
La colère des chauffeurs de taxi monte.

Blocages sur l’A3 et l’A13

Pour Khalid Essaidi, représentant du mouvement, les autres syndicats de la profession les ont « mis dans le pétrin ». Ce mouvement considère que tous les syndicats sont corrompus. « Ils nous ont toujours menti, trahis lors des précédents mouvements. Nos revendications ont toujours été les mêmes et à chaque fois, on a eu autre chose », déplore Khalid. Ce dernier a  donc fait cet appel en espérant rassembler plus de 1000 taxis.

De nombreux chauffeurs ont répondu à l’appel du Front de défense des taxis indépendants. Ils ont donc commencé à occuper la place de la République le 16 mai dès six heures du matin, et y resteront pour une durée indéterminée. Cela a bien sûr provoqué des blocages et des perturbations sur les autoroutes A3 et A13 en direction de Paris. Pourtant, ces bouchons de 269 km à 9 heures ne changent pas du quotidien des Franciliens, selon Sytadin.

Notre métier ou notre argent

Les revendications des chauffeurs de taxi sont claires : soit « la suppression de toutes les contrefaçons de taxis qui ne payent pas de licences, VTC, capacitaire loti, covoiturage lucratif », soit une garantie de rachat de leur licence « à la valeur la plus haute. Ce qui serait juste un dédommagement face à la chute de notre chiffre d’affaires engendrée par cette concurrence », précise Khalid Essaadi.

Les chauffeurs assurent que ce n’est que la première action qu’ils mènent contre « l’anarchie ambiante ». Khalid a d’ailleurs accentué les appels : « ramenez vos voitures sur la place. Sans voitures on n’est rien, il faut les montrer. La manifestation est déclarée, vous ne risquez pas de PV ».

Cette manifestation des chauffeurs sert aussi à mettre la pression sur le nouveau président de la République, Emmanuel Macron. Leur sort doit figurer dans les priorités du chef d’Etat.

Sécurité routière : hausse des décès sur nos routes

La route reste particulièrement meurtrière en France et les derniers chiffres de la sécurité routière le prouvent. En avril, 287 personnes y ont perdu leur vie, soit 44 de plus par rapport à 2016.

 

287 personnes ont perdu leur vie sur nos routes en Avril, soit 18,1% de plus que l'année dernière à la même époque
287 personnes ont perdu leur vie sur nos routes en Avril, soit 18,1% de plus que l’année dernière à la même époque

 

Hausse de 18,1% en Avril

2017 sera-t-elle une année noire pour les usagers de la route ? Il est trop tôt pour le confirmer mais les indications semblent mener vers cette conclusion. En effet, comparé à 2016, le bilan sur nos routes est particulièrement amer en mois d’avril dernier. Selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), le mois précédent a comptabilisé 5.045 accidents (+18,5%) et 6.767 victimes (+1.222). Parmi eux, 287 ont perdu leur vie soit 18,1% par rapport à l’année dernière.

Face à ces chiffres catastrophiques, l’ONISR explique : « le très beau temps de ce mois d’avril a manifestement conduit à une augmentation des trajets de loisir, et l’accidentalité des cyclistes et usagers de deux-roues motorisés a été fortement impactée  ». Toutefois, « malgré cette hausse, le nombre de décès sur les routes sur ces douze derniers mois reste stable avec seulement une personne tuée en plus » rassure-t-il.

 

Les principales causes d’accident de la route

L’excès de vitesse reste la principale cause des accidents de la route. En 2016, il était impliqué dans un tiers des accidents mortels à travers le monde. Selon l’OMS, « si les pays s’occupaient uniquement de ce risque principal, ils engrangeraient bientôt les bénéfices de routes plus sûres, que ce soit en termes de vies sauvées ou de recours à la marche et au vélo, avec des effets profonds et durables sur la santé ». L’organisation souligne d’ailleurs qu’une réduction de 5% de la vitesse moyenne pourrait réduire de 30%, le nombre d’accidents de la route.

A cela s’ajoutent l’alcool et l’usage de stupéfiants ! En 2015, ils étaient mis en cause dans 30% des accidents mortels de la route. Une légère augmentation par rapport à 2014 (28%) qui s’explique par la prise en compte des conducteurs ayant un niveau d’alcoolémie situé entre 0,2g/l et 0,5g/l, depuis le 1er juillet 2015.

Et, il y a aussi la fatigue. Selon la sécurité routière, 63% des français se sentent fatigués quand ils prennent la route le matin. La somnolence est d’ailleurs particulièrement importante chez les moins de 35 ans dont 72% affirment leur état de fatigue. Pourtant, les français négligent les pauses : 67% en prennent lors d’un trajet et cela retombe à 50% pour les hommes et 42% pour les femmes lors des trajets professionnels. Fort heureusement, des solutions existent pour éviter tous ces soucis : faire appel à Eden Transports. En seulement quelques clics, vous aurez une belle voiture avec chauffeur pour vous récupérer le matin au travail et le soir au boulot. La seule chose que vous devriez faire durant le trajet : vous détendre!

Vignettes anti-pollution : l’obligation devient effective !

Depuis janvier, les vignettes Crit’air sont obligatoires pour tous les véhicules circulant à Paris et sa région. Si jusque-là, l’absence du certificat de qualité de l’air n’était pas verbalisée, la situation risque de changer dès le 1er juillet prochain puisqu’un nouveau décret prévoit une amende allant jusqu’à 180 euros pour cette infraction.

 

A partir du 1er juillet, l'absence des vignettes Crit'air sur les pare-brises fera l'objet d'une contravention
A partir du 1er juillet, l’absence des vignettes Crit’air sur les pare-brises fera l’objet d’une contravention

 

Vignettes anti-pollution

Pour améliorer la qualité de l’air dans la capitale, Ségolène Royale, ministre de l’écologie, a approuvé le retour des vignettes anti-pollution depuis le 16 janvier 2016, sur Paris et sa région. Distribués par Crit’Air, ces certificats classent les véhicules en six catégories selon leur niveau de pollution. Ici, l’ultime objectif est d’éradiquer les véhicules les plus polluants dont principalement les diesels d’ici à 2020.

Cette mesure peut paraitre drastique mais elle est légitime surtout quand on sait que les sources de pollution atmosphérique sont essentiellement liées à la circulation. A Paris, le trafic routier engendre 78,3 tonnes au kilomètre carré d’oxydes d’azote (NOX) par an, ce qui représente environ 50% des émissions de PM10 (7,8 T/km2). Or, la pollution de l’air est responsable du décès prématuré d’au moins 2.500 personnes chaque année dans la capitale.

 

Des amendes dès le 1er juillet prochain !

L’urgence est donc déjà là ! Pourtant, certains automobilistes ne semblent toujours pas prendre conscience du danger. La preuve ? Beaucoup d’entre eux n’ont toujours pas commandé leur vignette alors que celle-ci est censée être obligatoire. Ainsi, au 5 mai, 473.625 véhicules ont reçu leur certificat à Paris sur les 600.000 qui y circulent quotidiennement. Au niveau de l’Ile-de-France, 2.576.955 véhicules ont été certifiés alors que le parc automobile de la région abrite plus de 8 millions de véhicules.

Pour changer la donne, un décret publié le 7 mai dernier dans le Journal Officiel veut renfoncer « les sanctions pour non-respect de l’usage des certificats qualité de l’air et des mesures d’urgence arrêtées en cas d’épisode de pollution atmosphérique ». Plus précisément, l’absence de vignettes sur les pare-brises fera l’objet d’une contravention à partir du 1er juillet prochain. Ainsi, l’automobiliste qui roulera sans certificat devrait payer une amende de 68€ (contravention de troisième classe), minorée à 45€ et majorée à 180€. Quant aux propriétaires de cars et de camions, leur amende s’élève à 135€ (contravention de quatrième classe).

Par ailleurs, les véhicules catégorisés de Crit’Air 5 ne pourront plus circuler du lundi au vendredi entre 8 heures et 20 heures sur Paris et sa périphérie à partir de cette même date. Une mesure qui va permettre petit à petit à Anne Hidalgo, maire de Paris, d’éradiquer les véhicules les plus polluants de la capitale.

Embouteillages : les voitures autonomes seraient-elles la solution ?

Suite aux tests sur la voie publique menés aux Etats-Unis, on s’est rendu compte qu’il suffirait de 5% de voitures autonomes sur les routes pour qu’il y ait moins de bouchons. Une autre bonne nouvelle, tant qu’on y est : lorsque le trafic devient fluide, les autres véhicules voient leur consommation baisser. Une bonne nouvelle que nous vous détaillons dans les lignes qui suivent

Les voitures autonomes sont la solution aux embouteillages

Les accidents ou travaux ne sont pas les seuls responsables des bouchons. Une forte densité du trafic réduit au minimum la distance entre les véhicules et peut, ainsi, causer d’énormes bouchons. Des chercheurs de l’université de l’Illinois se sont intéressés aux tests de voitures autonomes.
L’expérience consistait à mettre 21 personnes au volant de leur voiture et leur demander de conduire en cercle, dans les mêmes conditions que dans un embouteillage. L’une des voitures avait une mode automatique.
Cette expérience montre qu’une fois placées dans la circulation, les voitures autonomes limitent les freinages brusques les accélérations violentes. De ce fait, il n’y a plus de vagues de ralentissement ou d’embouteillages. Pour les chercheurs, la circulation deviendrait plus fluide si on introduisait 5% de voitures autonomes.

De l’économie pour les autres automobilistes

Cette expérience a également démontré que lorsque la circulation est fluide, les véhicules consomment moins et les risques d’accident diminuent. « Nos expérimentations démontrent qu’on peut éliminer les vagues stop-and-go causées par le comportement routier humain, si cinq pour cent seulement des véhicules sont automatisés et soigneusement contrôlés », a déclaré un des chercheurs, Daniel Work.
Les autres véhicules qui ont circulé avec la voiture autonome ont donc économisé jusqu’à 40 % de carburant. Cette première expérience étant un succès, les chercheurs espèrent maintenant la refaire sur des autoroutes à plusieurs files de circulation. « Nous devons encore mieux comprendre comment les voitures autonomes et les conducteurs normaux peuvent s’influencer mutuellement », ajoute Daniel Work.

Sécurité routière : les entreprises au cœur de la campagne !

Les accidents de la route sont la principale cause d’accident mortel au travail. Pour changer la donne, la sécurité routière organise jusqu’au 12 mai prochain des journées de sensibilisation auprès des entreprises les plus sujettes aux risques de la route.

 

Sécurité routière : en 2015, 483 personnes ont perdu leur vie lors d'un trajet domicile-travail ou au cours d'une mission professionnelle
Sécurité routière : en 2015, 483 personnes ont perdu leur vie lors d’un trajet domicile-travail ou au cours d’une mission professionnelle

 

Manque d’implication!

Peu de gens en sont conscients mais la route est la principale cause d’accident mortel au travail. Et les chiffres le prouvent puisqu’en 2015, 483 travailleurs y ont perdu la vie dont 359 lors d’un trajet domicile-travail et le reste au cours d’une mission dans le cadre professionnel. Par ailleurs, 4.520 autres ont dû être hospitalisés, toujours suite à un accident de la route.

Pourtant, les entreprises ne semblent toujours pas suffisamment impliquées sur ce sujet. En effet, selon un sondage mené par l’Ifop pour MMA, seuls deux chefs d’entreprise sur dix ont mis en place des mesures de prévention du risque routier dans leur entreprise. Et là encore, les actions restent très limitées. Certes, les contrôles sont quasi-systématiques : vérification régulière des véhicules de fonction, mise à jour des permis de conduire… Mais les mesures visant à prévenir les accidents n’existent pas, ou très peu, comme la mise en place d’une charte de bonnes pratiques, respect de la déconnexion complète au volant …

 

Une campagne de sensibilisation des entreprises

Certes, ce manque d’implication est désastreux mais il ne s’agit en aucun cas d’un manque de volonté. D’ailleurs, 45% des dirigeants ayant été questionnés lors de cette enquête expliquent qu’ils ne voyaient pas une nécessité particulière dans le renforcement de la prévention routière.

Pour changer la donne, la sécurité routière a lancé la première édition des journées de la sécurité routière au travail depuis le 9 mai dernier. Ici, le principal but est de conscientiser les entreprises sur les risques encourus par les salariés et les travailleurs au quotidien. Des « kits de mobilisation interne » sont d’ailleurs disponibles sur internet pour aider les dirigeants à préparer leur campagne de sensibilisation et à la réaliser. Par ailleurs, la sécurité routière compte aussi fournir un « kit complet » gratuit (vidéos, dépliants…) aux grandes entreprises, PME/TPE, collectivités… pour que les employés puissent prendre eux-aussi conscience des dangers de la route.

Outre ces mesures, il existe une alternative plus rentable à l’entreprise : faire appel à Eden Transports. Avec plusieurs années d’expérience, la société est spécialiste dans son domaine, les risques d’accidents seront donc minimes.  De plus, les salariés ne pourront plus jouer la carte des embouteillages quand ils seront en retard puisque les VTC d’Eden Transports ont l’autorisation préfectorale d’emprunter les voies de bus. Et, ceci évitera aussi les soucis liés aux entretiens des voitures de fonction. Dans tous les cas, l’entreprise et les salariés en seront bénéficiaires.

Transport : premier émetteur de gaz à effet de serre

La France ne peut atteindre son objectif de réduire au quart les émissions polluantes en 2050 sans une intensification des efforts. Tous les secteurs sont concernés, notamment celui du transport, dont les rejets sont en perpétuelle augmentation depuis 1990.

Un décret sur les émissions de gaz à effet de serre a été publié le 28 avril, il doit contribuer au renforcement des efforts dans la lutte contre les émissions.
Le transport est le premier émetteur de gaz à effet de serre.

Il faut plus d’efforts

L’objectif de diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050, appelé aussi « facteur 4 » est inscrit dans la loi de transition énergétique promulguée en août 2015. Dans un rapport publié le 14 avril, le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) notent l’apparition d’initiatives favorisant la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre : Accord de Paris, la Stratégie nationale bas carbone ou encore la réduction du coût des énergies renouvelables.

Toutefois, « l’essentiel des efforts reste encore à faire », d’après les auteurs du rapport. En effet, les rejets ont baissé de 16 % entre 1990 et 2014, mais ce rythme est encore insuffisant selon le CGEDD puisque le recul est de 24 % durant la même période pour l’ensemble de l’UE.

Le transport, un des premiers concernés

Le décret s’adresse à toute «  personne publique ou privée qui organise ou commercialise une prestation de transport de personnes, de marchandises ou de déménagement (notamment entreprises de transport, entreprises de déménagement, taxis, entreprises de mise à disposition de voitures de petite remise, de voitures de tourisme avec chauffeur, de véhicules motorisés à deux ou trois roues, collectivités territoriales qui réalisent des prestations de transport en régie ou leurs groupements, commissionnaires, agents de voyage) ; bénéficiaires d’une telle prestation. »

Depuis 2013, les entreprises avaient l’obligation d’informer leurs clients, seulement sur les émissions de dioxyde de carbone liées à leur prestation. Mais la loi sur la transition énergétique a étendu cette règle à tous les gaz à effet de serre émis par le trafic (CO2, N2O, CH4, HFC). Le décret n°2017-639 du 26 avril 2017 quant à lui définit les modalités de calcul des émissions de gaz à effet de serre lors d’une prestation de transport, en tenant en compte le type d’énergie.

Les textes réglementaires prendront effet à partir du 1er juin 2017 selon le décret paru au Journal Officiel du 28 avril.

OMS : gestion de la vitesse pour sauver des vies

Lancée depuis lundi, la semaine mondiale dédiée à la sécurité routière ne prendra fin que dimanche prochain. Pour cette quatrième édition, l’OMS lance la campagne : « Sauvez des vies : #Ralentissez ! » pour pointer du doigt l’excès de vitesse, responsable d’un accident mortel sur trois.

 

Gestion de la vitesse

A l’occasion de la semaine mondiale de la sécurité routière (du 8 au 14 mai), l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a publié un rapport intitulé « Gestion de la vitesse », le 5 mai dernier. Comme son nom l’indique, le texte met l’accent sur les dangers liés à l’excès de vitesse. Et les chiffres sont alarmants !

En 2016, près de 1,25 million de personnes ont perdu leur vie sur les routes à travers le monde. Selon l’OMS, 40 à 50% de ces accidents impliquent des conducteurs qui roulaient trop vite. Parmi eux, plus de la moitié sont des jeunes, de sexe masculin, âgés de 15 à 29 ans. Faisant de l’accident de la route, la principale cause de mortalité pour cette tranche d’âge. D’autres oublis comme le signalement du changement de direction peuvent aussi être en cause.

Les recommandations de l’OMS

Certes, ces chiffres se sont stabilisés au cours de ces dix dernières années mais c’est loin d’être une bonne nouvelle. Au contraire, cela démontre que la sécurité routière ne figure toujours pas parmi les priorités des dirigeants. D’ailleurs, seuls 47 pays ont pris les mesures nécessaires pour une meilleure gestion de la vitesse sur le territoire note le rapport.

Pourtant, « si les pays s’occupaient uniquement de ce risque principal, ils engrangeraient bientôt les bénéfices de routes plus sûres, que ce soit en termes de vies sauvées ou de recours à la marche et au vélo, avec des effets profonds et durables sur la santé », a expliqué le Dr Margaret Chan, directrice générale de l’OMS. En effet, une réduction de 5% de la vitesse moyenne pourrait réduire de 30% le nombre d’accidents mortels précise-t-elle.

Pour qu’il y ait des améliorations, l’organisation onusienne avance quelques recommandations. D’abord, elle propose la mise en place ou la multiplication des casseurs de vitesse sur les routes pour imposer le ralentissement du trafic. Ensuite, l’OMS incite chaque pays à faire de la gestion de vitesse leur priorité en augmentant les contrôles que ce soient manuels ou automatiques. Puis, chaque nouvelle voiture devrait être équipée de dispositifs intelligents pour assister les conducteurs sur la vitesse et le freinage d’urgence autonome. Enfin, l’organisation mise sur la sensibilité pour que le grand public soit conscient des réels dangers de la vitesse.

Présidentielle : le candidat de l’ubérisation élu à 66,10 %

L’ancien locataire de Bercy est élu président de la République. Mais pour lui, rien n’est encore vraiment en marche. Au contraire, tout reste à faire par exemple pour améliorer les conditions des chauffeurs VTC. D’ailleurs, ces derniers n’ont pas hésité à le lui rappeler pendant l’entre-deux-tours.

Les chauffeurs VTC attendent beaucoup de Macron.

 

Macron président

Dimanche, Emmanuel Macron est devenu le 8e président de la République française en remportant l’élection avec 66,10 % des voix contre 33,90 % pour sa rivale du Front National Marine Le Pen. Malgré cet énorme écart, la victoire d’En Marche est considérée comme fragile étant donné le taux d’abstention record (25,44 %), ainsi que le pourcentage élevé du vote blanc (6,33 %) et du vote nul (2,22 %) durant ce second tour.

Pour la petite histoire, le jeune banquier est appelé à remplacer Arnaud Montebourg au ministère de l’Economie et des Finances en août 2014. Il lance le mouvement « En Marche ! » en avril 2016 avant de quitter Bercy en août pour pouvoir annoncer sa candidature à l’élection présidentielle le 16 novembre.

Un début de quinquennat difficile

Avant même qu’il soit élu, Emmanuel Macron a déjà été confronté à une manifestation qui le concerne particulièrement. Etant ancien ministre de l’Economie, il est en effet désigné comme responsable de l’ubérisation. Le barbecue revendicatif du jeudi 4 mai devant le siège d’Uber à Paris qui a réuni l’Unsa-SCP VTC auquel et le syndicat FO Capa VTC a donc été organisé pour l’interpeller.

« On ne peut pas continuer à se laisser traiter comme des esclaves ! », s’est exclamé Marc Husseini, le porte-parole du syndicat de chauffeurs indépendants. Les chauffeurs ont en effet dénoncé le salariat déguisé pratiqué par les entreprises. Les prix des courses sont trop bas alors que les commissions prélevées par les plateformes sont trop élevées. « Soit on est vraiment indépendant, et il faut que les plateformes nous laissent fixer nos tarifs librement et ils acceptent de négocier le montant des commissions avec chaque chauffeur, soit ils nous salarient en respectant le droit du travail », ajoute Marc Husseini.

Ayant dialogué avec les manifestants, Arnaud Leroy, porte-parole d’Emmanuel Macron avait assuré que le candidat d’En Marche s’engage à « faire appliquer la loi » et à « mettre fin à la course au moins-disant social pour que les chauffeurs puissent vivre dignement de leur travail ». Il a maintenant cinq ans pour nous convaincre.

L’Etat rappelle plus de 1.000 « épaves roulantes » en circulation

Dans son édition du 5 mai dernier, Le Parisien alerte sur la circulation de plus de 1.000 « épaves roulantes » sur notre territoire. Pour éviter le pire, la sécurité nationale impose une expertise de ces véhicules d’ici le 30 juin.

Véhicules remis en circulation par erreur

En tout, 1.021 véhicules seraient concernés par cette « alerte » : 924 voitures, 27 motos, 45 camionnettes, 15 triporteurs et 10 voiturettes dont la plupart résident en région parisienne. Comme le rapporte Le Parisien, une lettre recommandée et signée par Emmanuel Barbe, le délégué interministériel à la Sécurité routière, a été envoyée à tous les propriétaires de ces « épaves roulantes » pour les prévenir d’une expertise qui devrait être effectuée obligatoirement d’ici le 30 juin.

Selon les explications apportées par la Sécurité routière, ces véhicules « ont été gravement endommagés à la suite d’un accident de la route et qui, dans l’attente de réparations, étaient interdits à la circulation » mais un rapport d’expertise nul les a remis en circulation. De l’extérieur, ils peuvent alors adopter une apparence propre mais sous le capot, certaines pièces n’ont pas été remplacées et restent défectueuses.

 

40% des conducteurs concernés font la sourde-oreille

Jusqu’ici, seuls 60 % des conducteurs concernés se sont présentés auprès de la CFEA (Confédération Française des Experts en Automobile). Pour les 40% restants, Monsieur Barbe compte « lever l’autorisation de circuler » de leurs voitures. Et en cas de contrôle policier, celles-ci seront immobilisées puis placées en fourrière.

Ce n’est pas la première fois que ce genre « d’erreur » se produit. En 2015, l’Etat a déjà rappelé 5.000 véhicules d’occasion jugés « dangereux » dont 4.200 appartenaient à des particuliers. Lors de cette précédente affaire, « une jeune homme qui avait acheté de bonne foi un véhicule d’occasion à la suite d’une expertise douteuse, a fini par avoir un accident dans un virage. Sa voiture s’est carrément ouverte en deux » a rappelé un cadre de la sécurité routière au Parisien. Onze personnes ont ainsi été poursuivies. Pour cette actuelle affaire, l’expert responsable du constat « n’est plus en droit d’exercer sa profession aujourd’hui ».

Voiture autonome : les pays de l’est sont aussi dans la course

Après qu’Apple ait obtenu l’autorisation de faire des tests de sa voiture autonome sur la voie publique, Samsung entre également dans la course avec l’appui de Hyundai. Le projet de l’entreprise sud-coréenne serait aujourd’hui au même niveau de développement que celui de Google, Tesla ou Uber.

L’Asie est aussi dans la course au voiture autonome.

Des tests en Corée du Sud

Le 1er mai 2017, le ministère du Territoire, des infrastructures et du transport de Corée du Sud a donné le feu vert à Samsung pour tester sur la voie publique des véhicules autonomes. Ces derniers seront fournis par la marque Hyundai, mais seront dotés de capteurs et de modules basés sur l’intelligence artificielle et l’apprentissage profond fabriqués par le géant des smartphones.

C’est une étape importante que vient de franchir Samsung. En effet, elle vient d’entrer dans le cercle d’une vingtaine d’acteurs qui ont été autorisés à tester des voitures autonomes dans des conditions réelles. Cela a surtout été rendu possible grâce au gouvernement sud-coréen qui veut « créer un environnement favorable à la croissance du secteur ». Effectivement, les règles ont été assouplies. Désormais, les constructeurs peuvent produire des véhicules sans volant ni pédales et le nombre obligatoire de personnes à bord d’une voiture autonome est réduit à un.

La fin du transport en commun ?

Avec l’arrivée des voitures autonomes, une partie de la population qui n’a pas la possibilité de conduire va se tourner vers ces dernières, plus flexibles, plus ponctuelles et à prix abordable. Cela veut dire que les transports en commun n’auront plus de clients. Mais aussi, que les usagers de la route vont de moins en moins acheter de voiture personnelle. Cette période n’est plus très loin d’après McKinsey, une étude estime que les voitures autonomes représenteront 15 % des automobiles vendues en 2030.

Toutefois, certaines choses restent à étudier avant que les voitures sans chauffeur prennent la route : toute la fiscalité, la gestion de la circulation et des rythmes de mobilité ou encore l’emploi des chauffeurs. « Sans politique appropriée, les sociétés de transport perdront des revenus, les chauffeurs perdront leur emploi, les villes seront laissées avec de grandes surfaces de parking vides et l’habitat et les bureaux déménageront dans une large mesure à la périphérie » expliquent les experts d’Arcadis, une société internationale de conseils.